Comme indiqué sur la page d’accueil, j’ai eu envie (et besoin) de réaliser ce site dans le but de parvenir à une meilleure compréhension de moi-même et en même temps offrir mon expérience et mes connaissances à ceux et celles qui s’intéressent aux troubles dissociatifs.

Les troubles dissociatifs, en particulier le trouble dissociatif de l’identité, sont encore très méconnus en France. On les confond souvent avec la schizophrénie, ce qui est très problématique, que ce soit du point de vue du traitement médical proposé, l’approche thérapeutique ou encore la stigmatisation autour de la schizophrénie.

La bibliographie récente sur les troubles dissociatifs en langue français se compte, grosso modo, sur les doigts d’une main. Allez, peut-être les doigts des deux mains. Les ressources sont très majoritairement en langue anglaise (ou plutôt américaine) : non seulement il y a une communauté scientifique qui s’intéresse aux troubles dissociatifs et qui publie des ouvrages et des articles scientifiques, mais il y a aussi plusieurs communautés de personnes multiples (TDI) qui s’entraident (en particulier sur les réseaux sociaux) et qui contribuent à la vulgarisation de la recherche. Il s’agit de communautés généralement accueillantes, mais bon, voilà, il faut maîtriser un minimum la langue anglaise. Il y a aussi des ressources en allemand, en néerlandais et dans les langues scandinaves (en particulier le suédois, où il y a une communauté active qui collabore notamment à l’Antologiprojektet – le projet d’anthologies – sur les troubles dissociatifs). Pour ma part, j’ai la chance d’avoir appris à parler couramment plusieurs langues et à comprendre (plus ou moins bien) un certain nombre d’autres langues, mais peu d’entre nous maîtrise suffisamment ces langues pour tirer un quelconque bénéfice de ces ressources.

J’ai donc décidé d’être un maillon dans la chaîne pour une meilleure compréhension des troubles dissociatifs en France et dans d’autres pays francophones. C’est aussi l’une des raisons qui me pousse à tenir un blog. Mon quotidien (du moins ce que je laisse paraître de mon quotidien), mes expériences thérapeutiques, mes peurs, mes succès… peuvent aider d’autres personnes qui souffrent, ou, pourquoi pas les professionnels qui nous rencontrent dans le cadre de leur travail. Ensemble, on est plus forts !

/ Alicia & C:o

[Page mise à jour le 4 octobre 2020]